Après trois années au Goldsmiths’ College of Arts (Londres) où elle s’essaie à diverses techniques artistiques dont la photographie et le théâtre, Louise Caroline rentre en France et chemine lentement vers une nouvelle voie d’expression. Descendante de drapiers et d’imprimeurs, elle s’empare des rebuts provenant des ateliers d’imprimerie, résultats du geste aléatoire de l’essuyage des encriers. Puisant dans ce matériau unique aux couleurs puissantes elle fait des chiffons essuyeurs sa toile-support : des tissus saturés d’encres, une nouvelle fois détournés de leur usage puisqu’il s’agit de linges ayant eu une première identité géographique et spatiale, recyclés par la main de l’artiste qui les découpe, les déchire, les « cadre » en définissant ses propres limites, en exhausse les couleurs et les lignes sans en altérer la qualité intrinsèque ; ces tissus deviennent « toiles », et le tissage lui-même expression de sens : des œuvres entre abstraction et figuration, conceptuelles plus que figuratives, œuvres d’assemblage, de découpage, de superposition, de juxtaposition ; le tissu est rédimé, sublimé, signifiant. Le travail de Louise Caroline a été montré à l’international notamment en Chine, en Espagne, en Italie, et à Paris, au Carrousel du Louvre (2016), au Palais de la Femme (2017) et au Salons Comparaisons 2020 (Groupe Abstraction lyrique). Elle vit et travaille à Antibes.